Ce matin, en direct sur la chaîne LCI, les prétendant(e)s à la candidature du PS à l'élection présidentielle de l'année prochaine se retrouvent face aux adhérents d'une des plus grosses et anciennes fédérations socialistes de France, celle du Pas-de-Calais, dans la ville ouvrière et sportive de Lens.
Invitée au Congrés du PSOE, Parti Socialiste Ouvrier Espagnol, Ségolène Royal interviendra au début de cette manifestation, organisée dans le but de convaincre les socialistes dans le choix de désigner le-ou la-meilleur d'entre eux-ou elles- il est à noter la présence parmi les intervenants de Martine Aubry, maire de Lille et sutout fille du favori des sondages de 1994 ( en vue de l'élection présidentielle de 1995 ), Jacques Delors.
Ségolène Royal, seule femme Présidente de Région française, adopte ainsi une posture internationale au sein des dirigeants socialistes démocrates et modérée, Madame Michèle Bachelet au Chili, Romano Prodi en Italie dernièrement l'ont réussi, tous deux victorieux aux dernières élections. Zapatero, en Espagne, fait de même.
Le plus dur reste à faire pour Ségolène Royal: convaincre les adhérents du PS; pas les "militants" seulement comme nous répètent sans cesse les médias mais l'ensemble des adhérents, y compris tous les "neo-socialistes" qui viennent d'adhérer au P.S. Sous le charme médiatique de Ségolène?
Mais Madame Royal, rappelons-le, n'est pas qu'un symbole; sa candidature en 2004 représente le meilleur score, au 1er tour, dans le cadre des élections régionales, sur la Région Poitou-Charentes, du P.S.... Région dans laquelle s'impliquait alors le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, en vain...
Après l'adoubement des adhérents, les choses semblent claires: il faudra "battre la droite" comme le rappelait hier à La Fête de l'Huma, la secrétaire nationale du PCF, Marie-Georges Buffet.
Et là, il faudra affronter une des forces électorales les plus importants du pays: Nicolas Sarkozy, dont on se souvient qu'en 1999, allié au libéral Alain Madelin, il avait peiné à faire 13% des suffrages exprimés derrière un François Hollande à 22% ( Pourquoi diable notre trop discret député-maire de Tulle ne le rappelle-t-il jamais... ) et derrière le tandem de la droite extrèmement conservatrice, Pasqua- de Villiers; effectivement, c'est un solide concurrent...